PELLETIER Philippe, Pourquoi Élisée Reclus a choisi la géographie et non l’écologie, Colloque Géographie, écologie, politique, un climat de changement, Orléans, 6-7 septembre 2012
Article mis en ligne le 5 février 2016

par F.F.
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La seconde moitié du XIXe siècle est caractérisée par des bouleversements épistémologiques importants. La géographie n’y échappe pas, dont la mission évolue d’une découverte du monde à l’analyse scientifique de celui-ci. Outre les progrès dans les sciences ultérieurement qualifiées de
« dures » (mécanique, physique, chimie, médecine…), elle doit prendre en compte deux innovations : le darwinisme et la constitution de sciences comme la sociologie et l’anthropologie dont le nom n’existait pas jusque-là.
Les relations entre l’humanité et son milieu physique ou naturel interrogent alors fortement. Plusieurs savants cherchent à créer une discipline qui fasse la synthèse entre les deux, d’où le foisonnement de néologismes, dont le sens ne correspond pas forcément à celui qu’ils ont pris de nos jours mais qui rendent compte de ces tentatives. Soit par ordre chronologique : « Éthologie » proposée par Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire (1859), « mésologie » par Louis-Adolphe Bertillon (1865), « écologie » par Ernst Haeckel (1866), « hexicologie » par Saint-Georges Mivart (1880), « physiographie » par Thomas Huxley (1870) ou « bionomie » par E. Ray Lankester (1889).
Élisée Reclus (1830-1905) s’intéresse aussi à cette question. Bien que connaissant l’écologie, il ne s’y réfère pas. Dans la mesure où sa position de géographe et d’anarchiste est marquante, à son époque comme de nos jours, on peut se demander pourquoi (Pelletier, 2012).


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